(Rubrique rédigée le 31 mars 2015 avec l’aimable participation du Dr vétérinaire C ROY
– Actualisée le 2 juillet 2018)

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Vespa velutina dépeçant une abeille, nids primaires en construction et nids secondaires

Dépeçage d’une abeille, fondatrice construisant le nid primaire,  nids secondaires

  • Vespa velutina a été vu pour la première fois en France (Lot-et-Garonne) en 2004. Il est présent maintenant sur presque la tottalité du territoire national. Dans le Cantal, il est principalement présent à l’ouest du département notamment au sud-ouest. (Voir VV_Présence Cantal 2017).
  • Reproduction : La femelle fondatrice, qui a passé l’hiver à l’abri, fonde au début du printemps, dès les premiers beaux jours, une nouvelle colonie. Elle construit le nid primaire, de la taille d’une grosse orange, bien à l’abri (rebord de toit, ruches vides, tas de branches, cavité,…). Après la naissance des ouvrières, le nid est agrandi ou, si le nid primaire a été installé dans un endroit trop confiné, la petite colonie construit un nouveau nid souvent dans le haut des arbres, mais aussi dans des bâtiments ouverts et parfois près du sol. Le nid, réalisé avec des débris de cellulose, de forme sphérique à ovoïde, peut atteindre 80 cm de diamètre. Dès la fin de l’automne, la fondatrice initiale, les mâles et les ouvrières meurent. Seules les femelles fécondées de la nouvelle génération hivernent isolément après accouplement, hors du nid qui ne sera plus utilisé.
  • Prédation : Dès l’été, pendant le développement du nid secondaire, les besoins en protéines sont nécessaires à la colonie. La prédation des insectes, dont les abeilles, commence de façon progressive. A l’automne, alors que le développement du nid est à son apogée, les besoins importants en nourriture provoquent une forte prédation, et les ruches situées dans l’environnement des nids sont assaillies. La présence simultanée de 5 à 6 frelons asiatiques devant une ruche, condamne cette dernière à la mort en 1 à 2 semaines.
  • Protection préventive : Quelques dispositions simples peuvent être prises pour limiter la prédation du frelon asiatique ; regrouper les ruches isolées, laisser pousser la végétation devant les ruches en préservant néanmoins l’accès aux abeilles, favoriser la nidification des mésanges à proximité des ruchers, ne pas mettre de cadres à lécher à l’air libre, réduire la hauteur des entrées des ruches à 5,5 mm.
  • Lutte par piégeage : Malgré les polémiques qu’elle soulève, la lutte par piégeage s’avère nécessaire et utile si elle est effectuée de façon raisonnée, avec des pièges sélectifs, pour ne pas nuire aux autres insectes. Au printemps (en mars dès que la température atteint les 10° et jusque fin avril), le piégeage vise les fondatrices isolées ; les pièges doivent être installés près des endroits où des frelons asiatiques où des nids étaient actifs l’année précédente. De la fin de l’été à l’automne, les pièges doivent être installés près des ruches et autour des ruchers. Des pièges ouverts, avec de la vieille brèche, permettent par leur déplacement progressif, de repérer les nids.
  • Destruction des nids : La première des difficultés est de repérer les nids principalement construits dans le haut des arbres et cachés par la végétation. Si le nid se trouve sur la voie publique, l’intervention du SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours) est possible. Si le nid est sur un terrain privé, mais qu’il représente un danger (proximité d’une école par exemple), le SDIS à l’autorisation d’intervenir dans la mesure ou le frelon asiatique est classé en danger de deuxième catégorie. Si le SDIS n’intervient pas, il faut avoir recours à un désinsectiseur contre rémunération. Dans tous les cas, le frelon asiatique ayant une activité diurne, la destruction du nid doit être effectuée à la nuit tombante.
  • Dangerosité : Le frelon asiatique est agressif dès que l’on s’approche ou que l’on circule à proximité de son nid. Il est donc conseillé de ne pas s’en approcher ou de circuler à moins de 8 mètres, à moins d’être suffisamment protégé.
    Nota : les tenues utilisées en apiculture ne sont pas suffisantes pour supporter une attaque en règle d’une colonie de frelons asiatiques.
  • Recueil des signalements : Le Syndicat des apiculteurs du Cantal  compte un référent « Frelon asiatique » qui enregistre la présence d’insectes ou de nid. Le recueil de ces informations est indispensable pour suivre la colonisation et l’importance de son implantation dans le département, afin d’informer les apiculteurs et de justifier les demandes d’interventions auprès des pouvoirs publics. Tous les observateurs d’insectes ou de nid dans le Cantal peuvent transmettre les signalements :

à l’aide du formulaire commun pour l’Auvergne

ou à défaut, au référent du Syndicat des apiculteurs du Cantal

Ludovic JOACHIN, 06 84 25 99 70, referent.vv@apicantal.fr

  • Signalements 2018
    27/06/2018 – 15150 LACAPELLE VIESCAMP, Verniols, destruction d’un nid primaire
    19/06/2018 – 15250 CRANDELLES, destruction d’un nid primaire
    07/05/2018 – 15110 LIEUTADES, capture de 1 frelon
    03/05/2018 – 15130 SANSAC de MARMIESSE, capture de 1 frelon
    04/05/2018 – 15290 PARLAN, capture de 6 fondatrices
    21/04/2018 – 15290 PARLAN, capture de 3 fondatrices